Quatrième pilier : l’honnêteté intérieure
Quand on est jeune, on se ment souvent à soi-même. On se dit : « Je suis heureux », « J’aime tout », « Je réussirai plus tard ». On cache la douleur, on a peur d’admettre ses faiblesses, on a honte de douter. Et avec l’âge vient le besoin d’être extrêmement honnête. Car le temps passe et il n’y a plus rien à remettre à plus tard.
J’ai commencé à me poser des questions directes : de quoi ai-je peur ? Qu’est-ce que je veux ? De quoi ai-je vraiment besoin ? Et quand j’ai commencé à me répondre honnêtement, c’est devenu plus facile. J’ai arrêté de prétendre avoir besoin de fêtes bruyantes. J’ai arrêté de faire ce que je ne voulais pas faire. J’ai laissé tomber les ressentiments qui traînaient depuis des années. J’ai arrêté d’attendre les appels de ceux qui ne m’appelaient pas. J’ai commencé à dire la vérité, même si c’était gênant. Et c’est cette honnêteté qui m’a donné un sentiment de liberté. J’ai commencé à respirer plus profondément, à dormir plus paisiblement, à voir plus clair.